C’est
dans les années précédant la Révolution
que Charles-Armand Tuffin, marquis de La Rouërie,
entre sur la scène politique. Il devient célèbre
sous le nom de Colonel Armand en s’illustrant,
aux côtés de La Fayette, pendant la guerre
d’Indépendance en Amérique.
De retour en 1783, avec le grade de brigadier général
des Provinces unies, il épouse deux ans plus
tard une riche voisine, Louise-Caroline Guérin.
Celle-ci tombe malade rapidement après leur mariage
et c’est ainsi que La Rouërie fait la connaissance
du Dr Valentin Chevetel, alors médecin à
Bazouges. Monarchiste libéral et chrétien,
il partage les mêmes idées que ce dernier
et adhère aux principes philosophiques de la
Révolution en luttant contre l’intolérance
et l’injustice.
Mais devant les excès du nouveau pouvoir, La
Rouërie se radicalise . Il crée l’Association
bretonne en juin 1791. Le but : armer des hommes avant
de lancer une guerre d’embuscades contre la Révolution.
La Rouërie organise la résistance par des
dépôts d’approvisionnements et d’armes
avec environ 6 000 fusils. Très vite, le marquis
est recherché et c’est alors qu’intervient
la trahison de son ami Valentin Chevetel, qui joue double
jeu et suit cette révolte sur ordre de Paris.
La conjuration de 1792 échoue donc. La Rouërie
décède un an plus tard, le 30 janvier
1793 au château de la Guyomarais, entre Plancoët
et Lamballe, de ce que l’on diagnostiqua à
l’époque comme une " fièvre
putride et bileuse
". Mais, voici ce qu’on lit sur sa tombe
: " Le mal qui l’emporta fut la fidélité
". Et la mort du chef de la révolte n’arrêta
pas le soulèvement. |
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